Week-end d'anniversaire de mariage

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KaonTer
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Re: Week-end d'anniversaire de mariage

Message par KaonTer » jeu. 28 juin 2018 18:22

Bravo Bacchus !
Toujours aussi bon et bien écrit !
A + !
J'aime les signatures, moi !

bacchus
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Re: Week-end d'anniversaire de mariage

Message par bacchus » ven. 12 oct. 2018 22:56

Chapitre 43

La parenthèse andalouse est finie. Emilie nous ramène à la civilisation, son futur mari soumis et son beau yearling andalou, Corazon, comme ses propriétés, marqués à la croupe de sa marque, dont elle a lié les destins pour ce retour du paradis. Quoique pour un être humain, ce n’est point chose évidente. Elle me l’a annoncé 2 jours avant comme cela semble être sa manière de me gérer. Elle avait la folle envie en chatte de me faire voyager dans le côté bétaillère du van à côté de Corazon. J’ai essayé de négocier sur l’instant, de la dévier cette idée mais j’ai perdu. « Tu ne peux pas fantasmer sur les pires vilainies de Maîtresse et te refuser chaque fois que cela t’est réellement proposé. Non tu voyageras nu et attaché dans le van avec Corazon ! Tout simplement parce que je l’ai décidé… ».

Ce qui a été dit, est maintenant fait. Malgré mes réticences, Maîtresse Emilie est arrivée à ses fins : je voyage entravé nu à 4 pattes sur la paille à l’arrière du vanne, séparé du cheval par une simple cloison qui ne l’empêche pas de venir ironiquement renifler son étrange compagnon de voyage. Et comme j’avais montré des réticences, elle m’a puni d’un harnais mors qui m’empêche de refermer la bouche et me fait baver tout le long des kilomètres à en dessécher ma gorge. Emilie devrait être contente : je me sens rabaissé, au rang animal, en dehors de toute zone de confort, chahuté par les soubresauts des routes de la campagne espagnole et trouvant le temps très long… « II faut que je t’endurcisse pour que je puisse aller plus loin avec toi » a été sa dernière explication quand elle a refermé la porte de ma prison.

Le début de notre séjour andalou avait été lumineux. La suite moins. Plus de sorties extérieures comme les premiers jours ; Emilie m’a strictement consigné au ranch pour la fin. Et c’est surtout son comportement qui a brusquement changé à mon encontre, beaucoup moins amoureusement complice et d’un coup plus dominant. Comme si elle avait décidé de s’essayer à un autre registre… Je suis sorti exténué de ma seconde nuit avec la bite de Curcio qui n’a même pas pris le temps pour m’assaillir de me dévêtir de mon corset rose. Tout le monde était déjà sur la terrasse à prendre le petit déjeuner au soleil matinal. Moi je baissais les yeux mal-à-l’aise, encore au trouble qu’il y avait quelques instants Curcio venait de décharger son jus de mâle au fond de mon rectum que je sentais maintenant avoir partiellement coulé en dehors dans le sillon. Englué de sperme, puant la sueur dans mon corset, je voulais aller prendre une douche régénératrice, mais Maîtresse s’interposa :

- Et ta laisse, elle est restée dans ton cul ?!

Maîtresse Emilie a parfois des fulgurances d’expression et là j’en avais une. Doublement humilié d’être rappelé à mon statut de soumis et accablé d’être un frais enculé. Je rougis encore plus et me dépêcha de retrouver « ma » laisse rose sous les draps défaits dans la chambre puant mon accouplement récent de mâles. Mon cas devait avoir été discuté en mon absence, car quand je revins, la Maîtresse de maison, Fidelina, était en train d’installer une petite table d’écolier sur la terrasse, qui m’était destinée. Mais là n’était pas mon urgence, car une fois remis en laisse, Emilie m’inspecta et m’exhiba : personne de présent ne pouvait ignorer que je venais de me faire fraîchement défoncer la rondelle et cela donna lieu à beaucoup de discussions rieuses dans ce foutu espagnol qui m’échappe.

Mon petit calvaire n’était pas fini avec la tasse enfantine de chocolat chaud que m’apporta Fidelina une fois ridiculement installé à la petite table d’écolier, et les tartines beurrées que me tendait ma Maîtresse une à une, alors que ma laisse avait été attachée au dossier haut de sa chaise. Accablé de nouveau et encore plus par le mâle Suédois qui ne cachait pas son envie de m’obtenir à son tour. Ce qu’il emporta à la fin de petit déjeuner quand Maîtresse Emilie lui confia ma laisse, me condamnant à subir ce que je refusais de tout mon corps la veille. Et ce fut encore moins une partie de plaisir qu’avec le sexe de Curcio…

Je n’ai été libéré de son étreinte virile qu’à l’heure tardive du déjeuner, sans possibilité de me doucher. Après les femmes décidèrent d’aller faire la sieste à la cascade et j’ai été requis à les suivre, plutôt à suivre leurs chevaux de la façon « western » (les mains attachées à suivre la corde enroulée sur le pommeau de selle) que semble décidément adorer Emilie. J’y ai été immobilisé à l’ombre d’un olivier pendant que les femmes sombraient la sieste et j’ai réussi moi aussi à m’endormir un moment pour récupérer de ma nuit et de mon matin engagés…

A mon réveil, les 3 femmes étaient nues et s’occupaient entre elles. Un spectacle auquel aucun petit mâle ne peut résister, et je me suis retrouvé rapidement coincé dur dans ma petite coque rose de sexe, avant qu’Emilie ne me fasse participer à mon tour de la langue sur les vulves excitées… Le soir les hommes nous ont rejoint et les corps se sont alors encore plus débridés, s’encastrant et se plaisant mutuellement. Sauf le mien que Maîtresse Emilie a pris soin de toujours tenir en laisse, même dans l’eau, malgré le corset rose que je n’avais pas quitté, me commentant malicieusement combien les vraies queues pouvaient faire du bien et me gardant en permanence érigé dans ma petite cage à baver mon impuissance à ne pas participer plus à la fête.

Cela fut ainsi tout le long des derniers jours que nous avons passé au ranch. Cela baisait du matin au soir, et je passais les nuits avec l’un ou l’autre de ces Messieurs avides, à crisper des dents quand ils me besognaient à la dure ou à leur rendre l’infâmant hommage de recueillir dans ma gorge leurs jus de mâles alpha. Je me sentais perdu à ne plus avoir plus trop d’intimité avec Emilie et chaque fois que je voulais lui raconter combien c’était psychologiquement dur, elle refusait de me répondre ou une fois m’annonça comment elle avait imaginé de me ramener dans le van.

L’avant-dernier jour, j’avais passé la nuit avec mon « amant » suédois dont la vigueur lui permettait de me saillir 3 fois entre le coucher et le lever, quitte à me réveiller au cœur de la nuit quand l’envie lui revenait. Il était aussi peu bavard que ses râles de plaisirs étaient bruyants, voire même indécents. Mais il parlait anglais lui et j’ai pu échanger quelques phrases. Il n’avait jamais connu de gars comme moi, soumis sexuellement, de qui il pouvait tout exiger. Comme ces « ass to mouth » qu’il m’imposait systématiquement et que, dans le foutu trouble qui me prend à ces moments, je n’osais lui refuser. Mais je ne crois pas que c’était des viols. Quelque part j’avais toujours fantasmé de me faire malmener ainsi surtout par des hommes et là j’étais servi.

Ce jour donc, mon amant suédois me baisa une dernière fois, longuement comme s’il prenait son temps pour garder un souvenir particulier de ses pistonnages enflammés de mon cul. Il m’imposa une dernière embouchée de son sexe au goût acre de mes entrailles, couronné d’une dernière éjaculation en fond de gorge avant de passer ma laisse pour me rendre nu au dehors, comme chacun et chacune avaient appris à le faire pour me rendre à Emilie ou me « donner » à quelqu’un d’autre.

« On » lui avait demandé de m’emmener directement au corral où tout le monde attendait, y compris le jeune yearling d’Emilie, couché sur le flanc, les pattes entravées. Le brasero présent où chauffaient les fers ne laissait aucun doute de quel moment il s’agissait. Je n’en avais pas le courage ; mes jambes flanchaient ; j’étais terrorisé alors qu’à mon tour Curcio me basculait sur le sol avant de m’immobiliser d’une corde bras et jambes. Je cherchais des yeux le réconfort d’Emilie mais elle me fuyait. J’étais perdu ! Trop d’émotions qui me causaient l’arrivée de larmes aux bords des yeux.

J’avais toujours imaginé que ce moment symbolique de la relation Maîtresse/esclave serait un intense rituel, quelque chose D/S de très cérémonieux. Mais non : c’était un geste sans fioriture autre que la conséquence que chaque propriétaire marque les bêtes qu’il possède. J’ai été terrifié d’entendre le pauvre jeune cheval hennir de douleur quand le fer lui fut posé. J’en tremblais de tout mon corps alors que je sentais que l’attention se portait sur moi. Ma vue était troublée de larmes de peur ; je ne distinguais plus qui était qui. Je ne sais pas qui enfonça le fer brûlant contre la peau de ma fesse gauche. La douleur était si intense, intolérable, jusqu’à ce début d’odeur de chair cramée. Je hurlai la mort à mon tour ! Le seau d’eau ne me fut d’aucun apaisement, mais le principal était fait : j’étais marqué à vie dans ma peau comme Maîtresse Emilie l’avait exigé ! Et cela j’en étais et j’en suis toujours infiniment fier ! Malgré la douleur qui perdure dans me fesse gauche.

C’était hier que ce marquage a été fait. Emilie m’a ramené ensuite dans notre chambre et m’a soigné. La tension était palpable, le silence lourd. Je n’ai eu de sa bouche qu’un « je suis désolée » avant qu’elle ne s’échappe au dehors et me laisse seul à ma douleur. Peut-être doit-il en être ainsi lorsqu’un être humain impose à un autre un geste inhumain… Je ne l’ai plus vue de la journée, juste Fidelina qui m’apporta le déjeuner que je dédaignai. Mais le soir, j’ai enfin eu l’occasion de discuter de la portée de ce geste. Emilie m’a avoué qu’elle avait atteint sa limite, que m’imposer le marquage au fer ne l’avait en rien excitée, qu’elle l’avait surtout fait pour moi pour le symbole et parce qu’elle pensait que je souhaitais au fond de mon âme torturée cette dégradation. Je sentais bien qu’elle regardait avec dégoût la cicatrice sur ma fesse. Il fallait que j’agisse, que je prenne sur moi. Je l’ai rassurée par un mensonge en disant que cela n’avait pas fait finalement pas si mal que cela… Je la sentais douter et pour ma part, je serais incapable de gérer une Maîtresse qui doute. Je lui ai dis combien j’étais fier de porter sa marque, combien c’était hautement symbolique à mes yeux. Cela la rasséréna. Elle revint sur son envie de cantonnement dans la bétaillère pour le retour et elle m’indiqua qu’il n’en serait pas autrement et que j’avais plutôt l’intérêt de m’habituer rapidement à sa volonté pour que le long retour ne devienne pas un cauchemar. Finalement plus enjouée qu’à son arrivée, Emilie me laissa pour aller apaiser toutes les tensions de la journée dans une dernière folie de son corps avec nos hôtes et sans doute leurs invités. C’est après tout son droit de Maîtresse !

Et nous sommes partis ce matin pour le long chemin du retour vers notre famille, nos partenaires et nos enfants. Le début de ce que je soupçonnais d’un long moment difficile et que les quelques heures de routes, immobilisé à 4 pattes à côté du jeune cheval, m’ont confirmé. Je suis donc heureux quand le van s’arrête enfin. J’ai les bras et les jambes endolories et j’accueille avec soulagement le répit quand Emilie m’enlève les barres qui m’empêchaient de me coucher sur la paille. Je dois d’abord attendre qu’elle sorte Corazon au dehors que je ne peux voir, avant qu’elle revienne me détacher le harnais mors pour que je puisse boire dans une gamelle. Tout cela me parait irréel ou plutôt d’un autre monde. Mais c’est bien moi, Pierre, qui est nu et dominé sur la paille, loin du mari, loin du père de famille, juste un soumis et sa Maîtresse joueuse.

- Pierre, j’ai pris contact avec des hommes inconnus sur le net pour te sodomiser pendant le voyage mais je ne sais pas si nous devons aller aussi loin ?

Son interpellation me surprend et n’est pas facile à gérer quand elle m’a envoyé loin en esprit de soumission en me condamnant à revenir en animal. Cela est même dangereux pour la santé psychologique d’un soumis. Elle me demande en quelque sorte que je sois complice actif de mon accablement alors que je préférerais ne rien savoir et subir. Sauf que là, elle recherche indéniablement ma bénédiction. Comment vais-je pouvoir lui répondre sans me mettre en danger d’écartement entre ma situation physique soumise et mon esprit qui s’échapperait ? Je me décide pour le pragmatisme.

- Tu les as trouvés où ?

- Sur un site spécialisé bien connu avec un système de points de réputation. Je n’ai pas envie de me retrouver avec des fous baiseurs à gérer. Et c’est pour cela que je ne retiens que des gay 100%. Ton petit cul marqué est manifestement très populaire vu le nombre de réponses. Si on fait, cela sera capote obligatoire et ils paieront pour ton cul !

- Tu veux me mettre au tapin ? Je… je ne sais pas… c’est à toi de décider…

On est toujours trahi par son corps au plus mauvais moment et là l’idée de m’imposer « l’abattage » que j’avais déjà découvert à travers des récits SM d’internet - vrais ou imaginés - ne peut qu’avoir une résonance particulière pour mon petit pénis qui se retrouve dur entre ses barreaux. Je dois être devenu fou ! Et il ne faudrait pas que je me brûle les ailes avec tout ce capharnaüm dans ma tête.

- Oui pour le symbole et parce que je devine que tu le veux quelque part ? J’en ai eu l’idée à l’aller, pour te donner le contentement sombre que tu sembles toujours rechercher, mais là je ne suis plus sûre de vouloir y aller réellement. En tout cas pas toute seule, ton marquage fait par Curcio a déjà été suffisamment éprouvant.

Nous y voilà : je suis sur l’instant déçu qu’elle ne m’ait pas marqué elle-même. Mais quel droit aurais-je en la blâmer ? Cela reste une femme formidable qui s’est intéressée à mes penchants. Plus que Claire ne l’a jamais fait. Emilie n’a finalement que moins de 12 mois d’expérience du BDSM et déjà elle me sort des coups échec et mat de Maîtresse ! Et plus que tout, même si je regrette une certaine fin de ma relation avec Claire, Emilie est la plus belle chose qui pouvait m’arriver pour la suite de la fin de ma vie. Une authentique passionnée, amoureuse et complice de mes envies épicées ! Elle a pris le temps d’organiser tout cela et je n’ai surtout pas envie de la décevoir. A moi de la réconforter et d’appuyer son envie initiale, pour ne pas interrompre cet élan qui ravit ma nature cachée tous les jours depuis que je suis sous sa coupe.

- Non ton idée est excellente et doit être réalisée. Même si je vais sans doute le regretter, il faut le faire, aller jusqu’au bout. Surtout que nous n’avons que peu de contraintes contrairement quand nous serons retournés à la maison, avec ton travail et les enfants. Je crois… qu’il faut y aller à fond. Je crois… aussi… que j’aurais besoin de sentir ta patte pendant que tu m’y contraindras… et que je n’y prenne pas trop de plaisir égoïste…

Emilie se penche pour m’embrasser mais je me refuse. Ce n’est pas le moment.

- Je crois qu’il vaut mieux que tu me rebâillonnes maintenant ou je vais commencer à regretter mes paroles…

Ce qu’elle fait à mon grand soulagement. Je suis allé aussi loin que je pouvais. Heureusement quand nous nous arrêtons de nouveau quelques heures plus tard, Emilie a compris le sens de ce que je lui indiquais. Elle me livre à la queue d’un inconnu la vue masquée et bâillonné, ma tête coincée entre ses jambes quand l’inconnu s’introduit entre mes fesses. Un sexe épais et très exigeant comme j’en avais besoin. Du serrage de dent, de la grimace. Aucun plaisir à en prendre. Ce premier me réconcilie avec mes penchants soumis et je me sens de nouveau flotter sur la mer du trouble…

Il n’est pas le seul « visiteur » pour ce retour. Six fois je suis sodomisé par des gros sexes d’inconnus. Je ne vois jamais leur tête mais teste in vivo la taille de leur phallus. Six fois je crie – de douleur ? de plaisir maso ? - sous leur pénétration, pendant que Maîtresse me maintient la tête coincée entre ses cuisses. C’est parfait à mon esprit soumis : Maîtresse Emilie m’emmène à me faire saillir par des mâles. Et je pense que je ne peux rien y opposer…

C’est comme une lente descente dans les limbes de soumission. Maîtresse Emilie me fait perdre tous mes repères. Je ne sors jamais du van même le soir contrairement au chanceux Corazon qui passe ses nuits dehors, sans doute dans des prés, sans doute dans des relais équestres. Et j’aime cela, rester enfermé sur la paille, trop bas pour voir quoi que ce soit par les fenêtres hautes, réduit à ne plus avoir d’autre impression de l’extérieur que la lumière du jour ou celle de la nuit. Maîtresse Emilie m’a réduit avec toute ma complicité passive au statut de prisonnier au fond de son cachot. Passé son ultime moment de doute sur la dégradation humaine imposée, elle ose tout. Elle ne se cache pas de me nourrir de boîtes pour chien. Cela sent mauvais et le goût est affreux. Le premier soir je refuse d’y toucher, mais ensuite l’humain a des contingences qu’il ne peut éviter. Elle accueille avec satisfaction de me voir céder, d’accepter face à la faim d’avaler ce que je refusais encore la veille. Je deviens bête et j’aime cela.

La nuit quand Corazon est parti dehors et ne peut s’en effrayer, elle vient me visiter de son gode ceinture. Et elle ne fait pas semblant à me le rendre le plus désagréable possible. Je chigne, je crie, je râle alors qu’il me travaille en « fond ». Il m’est en aucune façon agréable et c’est cela qui m’hypnotise l’attention. J’ai tellement honte de me sentir puer de mes journées enfermées à ces moments-là. Je me sens fragile, exposé et dominé. Et je me roule dans cette boue D/S, le sexe gonflé dans sa cage, tellement joyeux intérieurement d’être travaillé sans précaution. Emilie a parfaitement compris ce que je suis et ce que j’attends, au point que j’en perds tout notion de dignité ou toute envie d’en ressortir. C’est comme une drogue que l’on a aucune envie de quitter quand les effets se dissipent.

Le voyage va ainsi entre arrêts et route, entre phallus inconnus le jour et gode ceinture d’Emilie la nuit. J’en ai l’anus douloureux à la longue mais à aucun moment je pense à dire non, à me refuser. J’aime cette fange ! Je n’ai plus aucune pensée cohérente d’homme libre…

Le voyage finit cependant et la retombée au sol est terrible. Heureusement qu’Emilie l’a pressenti et nous a arrêté dans les écuries de sa copine qui possède/possédait Jules. Je sais que nous sommes presque arrivés chez nous mais je lui sais gré de m’offrir un sas de décompression. Je sors hébété du van alors qu’il fait nuit. Elle m’aide à reprendre pied patiemment, me force même à me nourrir à la petite cuillère. Je n’ai plus de repère. Heureusement l’indispensable Emilie nous a créé un cocon, une simple chambre au-dessus de l’écurie de l’amie. J’ai du mal à reprendre pied après quasi 5 jours de domination totale et d’enfermement, tellement je suis descendu profond dans ma fange. Mais ce que je retiens inconsciemment c’est qu’Emilie est là pour moi et cela me rassure. Je fonds dans ses bras et je n’ai aucune honte à pleurer doucement contre son épaule.

- C’était si dur que cela ?

- O… Oui… Ma… Maîtresse

- Pas de Maîtresse ce soir, Emilie suffira ou mon Amour.

Elle m’embrasse et je la laisse faire. Son odeur, son goût est revigorant. J’aime cette femme. Je la vénère quand elle devient peste pour moi. J’adore quand elle vient me rechercher, me laver de mon odeur rance de soumis. Elle me câline dans le lit quand nous nous couchons – oh rien de sexuel mais une réelle bienveillance – et je finis par m’endormir de tant d’émotions vécues rassuré sur son épaule. Au réveil, j’y suis encore et elle me regarde en souriant. Je la laisse m’embrasser avec plaisir. Je sais ce qu’elle m’a fait mais je sais aussi qu’elle a voulu contenter amoureusement mes sombres aspirations. Pas une seconde je lui en veux maintenant et au contraire ! Je me laisse enlever la cage, me prendre le sexe dans sa bouche et je suis étonné d’être si vivant entre ses lèvres, à soupirer sous ses bonnes caresses et m’épandre finalement dans sa gorge. Pas une seconde, j’ai un reproche en tête même si je sens toujours ma rondelle douloureuse ou la tension de la cicatrice du fer sur ma fesse. Je la suis sans aucune difficulté pour une douche commune revigorante. Je la laisse m’habiller de vêtements que je découvre et m’emmener dans un très bon restaurant. Je regarde machinalement la carte et les tarifs m’interrogent.

- T’inquiète pas nous avons de quoi et même sans François…

- Que veux-tu dire par là ?

- Regarde !

Elle me montre une liasse d’euros. Beaucoup de billets de 50€. Il doit y avoir 400 ou 500€.

- Tu les sors d’où ?

- C’est ce qu’a gagné ton cul. C’est fou combien les hommes sont prêts à payer pour jouir. A 2 reprises, comme tu avais des prétendants avides j’ai fait monter les enchères entre eux : résultats 180€ pour l’un et 160€ pour l’autre au lieu des 30€ habituels…

Je pourrais m’en offusquer mais je pars plutôt d’un fou rire…

- Ouah ! Je ne savais pas mon cul était une œuvre d’art cotée !

- Moi non plus, mais avec tout cela, tu vas pouvoir nous inviter à ce resto…

La soirée se passe comme pour tout jeune couple encore follement amoureux. Nous flirtons au dîner, basculons au retour sur le canapé pour nous embrasser avant de finir nus et avides pour une longue fusion des corps sur le lit, plusieurs fois au court de cette nuit entrecoupée du désir mutuel de 2 êtres. Mais là où nous différons de jeunes amoureux vanilles est que la cage de pénis m’attend au matin, même avant d’avoir petit déjeuné et que je ne peux sentir rien d’autre qu’une forte humiliation de me laisser docilement enfermé le sexe par celle qui l’appréciait tant cette nuit. Le contraste est fort et donc tellement symbolique. Maîtresse Emilie semble penser que cela ne suffit sans doute pas à me remettre en ligne et m’engage dans une discipline matinale à la cravache les mains attachées à un poteau de l’écurie vidée sous notre chambre. Elle sait indéniablement autant souffler le chaud que le froid et je crains à ce moment que je n’arrive pas à survivre pas au régime strict promis d’un an de nada dans la cage dès mon mariage.

La parenthèse est finie. L’esprit sort vaincu de ce face à face avec la sécheresse du cuir. Il se rend totalement à plus Grande que lui et accepte de suivre derrière, de se laisser manœuvrer. Lui qui s’enthousiasmait il y a encore 3 heures à pourfendre avec délice de son braquemart une paire de fesses laiteuses et charmantes, devient avec les fesses fraîchement striées timide, moins timoré et ne se rebelle même pas de devoir pendre le petit-déjeuner au pied de sa Belle, tellement subjugué de sa haute maîtrise du chaud et du froid. Tout l’Art de savoir reprendre le pouvoir...

J’ai beau avoir le droit de faire les derniers kilomètres sur le siège passager du van, j’y suis finalement moins à l’aise que sur la paille derrière la cloison et cela ne tient pas qu’à mon derrière qui garde la chaleur de la discipline du matin. Je n’arrive pas à retrouver une consistance alors que les retrouvailles s’approchent, en proie aux flashs sombres de ce qui m’a été fait ces derniers jours. Je dois lutter pour ne pas y sombrer et me réveiller pour retour dans notre étrange famille.

Il n’est pas peu dire que notre arrivée est attendue. Les enfants - tous nos 4 maintenant en vacances - me sautent dans les bras et m’embarrassent. Heureusement l’arrivée de Corazon est encore plus intéressante que mon retour et la marmaille se précipitent avec Emilie pour lui faire découvrir son nouveau territoire. Je ne sais que faire des bagages. Je les laisse pour le moment dans le camion et me dirige vers notre chez nous que nous habiterons d’ici quelques jours. François est absent – pour ses affaires – mais Claire est là à préparer aux fourneaux le repas de midi. Elle me donne un large sourire auquel gêné, j’ai du mal à répondre. Mais cela ne l’arrête pas.

- Tout est au four et peut bien attendre. Tu me manquais Pierre. Viens donc me raconter dans la chambre votre périple pendant Corazon les occupe tant…

La chambre est un indice fort. Je m’y retrouve évidemment nu et Claire qui ne semble rien ignorer peut à la fois inspecter les restes des traits de ce matin et surtoût ce marquage conjugal sur ma fesse. Je ne sais comment au départ me comporter. Ce n’est plus ma femme ; cette forme d’intimité est-elle encore autorisée ?

- Bien sûr Pierre, ou sinon à quoi cela servirait de vivre en famille élargie si c’était toujours le même tête à queue ? la même langue sur vulve ? Et je veux te dire un petit secret, le Grandiose François n’est pas vraiment doué quand il s’agit d’utiliser cet autre organe à autre chose qu’à aboyer des ordres. Je l’ai mis au défi et il a voulu me faire plaisir pendant votre absence. Et comment dire ? … C’était tellement catastrophique que j’ai regretté sur le moment de t’avoir laissé à Emilie. C’est pour cela que je suis particulièrement heureuse de ton retour.

L’invitation de Claire est nette. La jupe est relevée, les cuisses écartées et la vulve a cette luisance d’excitation inassouvie. J’y descend avec plaisir mes lèvres, y retrouve cet éternel goût de confiture d’enfance et me laisse porter à brouter avec délice, juste entrecoupé par les questions que me pose Claire auxquelles je réponds le plus honnêtement possible. Je suppose que s’il y a de la curiosité féminine indéniable, il y a autre chose comme une envie de se retrouver en contact. Le suçage dure longtemps, plus d’habitude. Je soupçonne que Claire joue de sa frustration, m’interpellant d’une autre question chaque fois qu’elle s’excite trop, à laquelle je dois répondre en interrompant un instant mes caresses, nonobstant que je puisse être coincé entre mes barreaux. Finalement, au bout de quasi une heure de plaisir retenu, son smartphone sonne.

- Déjà ? Allez finis moi maintenant mon Amour, je dois sortir le plat d’ici 5 minutes…

Ce que je fais. Je crois que Claire n’a pas exprimé d’orgasme plus satisfaisant depuis des mois avec moi. La qualité de sa jouissance me surprend et j’en suis profondément fier et heureux du travail bien mené.

Le soir venu, François nous a rejoint pour le dîner. Les enfants ont décidé en demandant à dormir dans la maison même avant le déménagement. Toute la tribu a donc migré et nous dormons nous aussi dans les ex chambres d’hôte de la demeure. Je n’ai pas pu suivre la fin de discussion à table, les femmes ayant décidé de m’envoyer faire la vaisselle et ranger la cuisine. Les enfants eux ont disparu depuis longtemps dans leur dortoir provisoire aux matelas gonflables. Je ne sais pas ce qu’Emilie a raconté, sans doute tous les mâles à qui elle m’a prêté, mais François est dans une forme particulièrement dominante ce soir. Il décide que je passerai la nuit dans son lit et j’ai comme une petite idée de ce qui va se passer.

Et effectivement tous ces mâles qui m’ont eu ont griffé son ego. Il veut me démontrer qui est mon véritable mâle Alpha, me réapproprier in vivo à son compte. Et il n’épargne pas ses efforts. J’adore. Je ne sais pas si toutes ces queues quotidiennes m’ont ouvert l’anneau plus que d’habitude, mais son membre qui rentre me ramoner est une merveille. J’halète de plaisir, je bave de la queue, chaque fois qu’il va durement dans mes reins. Il en semble déstabilisé, essaie un temps de se faire plus violent mais face à l’absence de résultat, continue simplement à me baiser, à me caresser, à se fondre en moi, comme si à lui aussi, je lui avais manqué pendant ces 2 semaines au loin…
Modifié en dernier par bacchus le sam. 13 oct. 2018 08:55, modifié 1 fois.

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Re: Week-end d'anniversaire de mariage

Message par Chaste59 » ven. 12 oct. 2018 23:39

Et revoilà notre artiste de la plume
Un chapitre mélangeant dureté du traitement et sentiments émouvants
Un peu comme des montagnes russes, ça monte, ça descend, ça remonte
Et dans tout ça, c'est le cul de pierrot qui déguste le plus :parderriere:

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Jules
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Re: Week-end d'anniversaire de mariage

Message par Jules » sam. 13 oct. 2018 02:42

Salut,

Quelle plumes ! Dis donc je commence tout juste j'ai un paquet de page à rattraper. Bientot tu publies ça aux éditions "piquant" lol :D

=)

bacchus
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Re: Week-end d'anniversaire de mariage

Message par bacchus » lun. 15 oct. 2018 22:53

Chaste59 a écrit :
ven. 12 oct. 2018 23:39
Un peu comme des montagnes russes, ça monte, ça descend, ça remonte
Toujours intéressant qu'un fidele lecteur me renvoie le detricotage de ma "plume". ;)

bacchus
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Re: Week-end d'anniversaire de mariage

Message par bacchus » lun. 15 oct. 2018 22:54

Jules a écrit :
sam. 13 oct. 2018 02:42
Salut,

Quelle plumes ! Dis donc je commence tout juste j'ai un paquet de page à rattraper. Bientot tu publies ça aux éditions "piquant" lol :D

=)
Bah tu écris une page, une autre et à la fin tu finis par un roman. :roll:

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jeepy
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Re: Week-end d'anniversaire de mariage

Message par jeepy » mar. 16 oct. 2018 19:01

Cela doit prendre un sacré temps pour tisser une telle oeuvre ! Tout cela pour notre seul plaisir, et en plus c'est gratos ! Merci bacchus !

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